Evoluer dans un environnement composé de plusieurs parties prenantes induit une formalisation stricte des intérêts de chacun au travers d’une convention d’expérimentation. L’objectif : protéger la solution innovante, le porteur du projet et le terrain d’expérimentation en clarifiant leurs droits et intérêts.
Qu’est-ce qu’une convention d’expérimentation ?
Il s’agit d’un contrat qui permet d’encadrer les relations entre le propriétaire de la solution et la structure d’accueil de l’expérimentation. Elle permet de clarifier les attendus de chacune des parties vis-à-vis du projet.
La convention est coconstruite entre le propriétaire de la solution et le terrain d’expérimentation. Il n’en existe pas de modèle universel prédéfini car elle varie selon le type de solution (produit, service, utilisation d’une technologie…), les objectifs de l’expérimentation (quelles hypothèses doivent être validées), etc.
Que faut-il aborder dans la convention ?
- Les rôles et objectifs de chacun : décrivez les objectifs communs de l’expérimentation, les obligations de chacun pour mettre en place de la solution et le but de l’expérimentation. Par exemple : du côté de la structure d’accueil doit-elle aménager un espace spécifique ? Qui peut utiliser la solution au sein de la structure et de quelle manière peut-elle être employée ? Y a-t-il un cahier des charges ?
- Le détail de la solution, les fonctionnalités testées, les interdictions, les éventuelles garanties : vous pouvez détailler le contexte de mise en place et d’utilisation de la solution. Argumentez de manière précise et technique : comment est géré le transfert de matériel de la solution ? Comment sont traitées les données personnelles des utilisateurs ? Comment manipuler la solution ?
- Les droits de chacun sur la solution et droits de propriété intellectuelle : comment répartir les droits de propriété intellectuelle issus de l’expérimentation ou des ateliers de cocréation ?
- La confidentialité et les responsabilités de chacun : statuer sur la confidentialité vous aidera à déterminer les informations qui peuvent être communiquées et celles qui ne doivent pas être divulguées. Elle repose en grande partie sur la stratégie commerciale fixée par le propriétaire de la solution.
La convention, l’outil juridique clé de l’expérimentation
Pour le propriétaire de la solution et la structure d’accueil, la convention protège les acteurs et ne doit pas être négligée lors de la mise en place du projet. Pour limiter les risques d’erreurs, vous accompagner d’un juriste dans l’écriture de la convention vous garantira sa régularité !
Réussir son expérimentation, c’est savoir la cadrer et en tirer les bonnes informations. Cette phase doit vous permettre de valider des hypothèses à petite échelle pour pouvoir avancer vers la commercialisation de votre solution innovante. Voici quelques conseils pour vous accompagner dans vos réflexions.
Définir l’objectif de l’expérimentation
Analysez votre solution et votre roadmap projet pour définir les hypothèses pertinentes à valider lors de l’expérimentation. Pour cela, prenez le temps de vous poser les bonnes questions : Je souhaite tester mon parcours client ? Ai-je besoin de valider mon business model en conditions réelles ? Dois-je vérifier les fonctionnalités techniques de ma solution ? J’attends des résultats quantitatifs ou qualitatifs ? C’est aussi l’occasion de confronter vos incertitudes à la réalité du terrain.
Trouver la cible de l’expérimentation
En fonction des objectifs de votre expérimentation, identifiez qui en seront les parties prenantes et ce qu’elles sont susceptibles de vous apporter. Projetez-vous dans chaque étape : qui sera votre interlocuteur ? Qui seront les utilisateurs finaux ? Qui sera la personne la plus active à vos côtés dans l’expérimentation ? Cette étape est essentielle pour comprendre vers quelles structures vous orienter pour mener votre expérimentation.
Analyser les terrains d’expérimentation envisageables
En fonction des étapes précédentes, vous identifiez des terrains et des interlocuteurs pertinents pour atteindre votre cible et vérifier vos hypothèses. Ne négligez pas les conditions concrètes de mise en œuvre : le lieu est-il suffisamment proche de chez moi ? Quel est l’interlocuteur le plus susceptible de se mobiliser activement pour l’expérimentation ? A quel terrain est-il le plus pertinent de confronter mes hypothèses ?
Quantifier la durée de l’expérimentation
En fonction de vos besoins et des attentes du terrain d’expérimentation, planifiez votre projet en fixant une date de début et une date de fin. De combien de semaines / mois avez-vous besoin ? Recherchez-vous des données en quantité sur une courte période ? Avez-vous plutôt besoin de tester la validité de votre solution sur le long terme ? Y a-t-il un temps d’appropriation de la solution ? Attendez-vous une utilisation récurrente de la solution ?
Savoir collecter les données de façon pertinente
Recueillir des données quantitatives et qualitatives ne requiert pas les mêmes méthodes : entretiens, observation, questionnaires…Il faut donc planifier l’expérimentation au préalable pour pouvoir se tourner vers les bons interlocuteurs au bon moment.
Savoir traiter ces données
Utilisez les informations recueillies à bon escient pour décider des avancées futures de votre solution. Nourrissez vos réflexions et décisions grâce à ces ressources.
Co-construire avec le terrain d’expérimentation
Mobilisez vos interlocuteurs dans la structure d’accueil pour aligner vos objectifs et affiner le cadrage de la solution. Formalisez dans une convention d’expérimentation.
Vous l’aurez compris, le cadrage permet de décupler le potentiel de l’expérimentation dans le développement de votre solution. N’oubliez pas que l’expérimentation est sur-mesure et répond à des attentes particulières selon chaque solution. Il faut donc vous investir pleinement et vous poser les bonnes questions pour cadrer votre projet. Pour ne manquer aucune de ces étapes, vous pouvez vous faire accompagner par un expert !
Ouvrir les portes de votre organisation à une innovation peut sembler audacieux, mais c’est avant tout une opportunité de tester en avant-première une innovation tout en contribuant à son amélioration.
Un laboratoire grandeur nature
Accueillir une expérimentation, c’est :
- Accéder à des solutions innovantes en avant-première : Vous bénéficiez d’une technologie ou d’un service en développement, souvent sans coût initial.
- Participer à l’amélioration d’une innovation : Vos retours et ceux de vos collaborateurs permettent d’ajuster le produit ou la solution pour qu’il/elle réponde mieux à vos besoins.
- Stimuler l’innovation en interne : Une expérimentation insuffle une dynamique de changement et développe une culture d’innovation au sein de vos équipes.
- Gagner en visibilité et en attractivité : Votre structure devient un acteur clé dans l’adoption des nouvelles solutions et peut bénéficier d’une reconnaissance sectorielle.
- Prendre une longueur d’avance sur la concurrence : En testant en premier des solutions prometteuses, vous évitez de passer à côté d’opportunités stratégiques.
Comment bien accueillir une expérimentation ?
Quelques étapes clés pour une expérience réussie :
- Définir les objectifs : Que souhaitez-vous tester ? Quels problèmes espérez-vous résoudre ?
- Impliquer les équipes : L’adhésion des collaborateurs est essentielle pour un test pertinent.
- Fixer un cadre et un calendrier clairs : Déterminer la durée de l’expérimentation et les critères d’analyse des résultats.
- Recueillir et analyser les retours : Capitaliser sur l’expérience pour orienter les décisions futures.
Un partenariat gagnant-gagnant !
Accueillir une expérimentation, c’est se positionner comme un acteur clé de l’innovation tout en profitant directement des bénéfices d’une solution en avant-première. Osez l’expérimentation, vous avez tout à y gagner ! Notre équipe reste à votre disposition pour vous accompagner !
Votre solution ou produit semble prometteur. Une étape clé s’impose toutefois afin d’en valider la pertinente : l’expérimentation. Pourquoi ? Parce que ce qui fonctionne sur le papier ne résiste pas toujours à l’épreuve du terrain…
Tester, c’est adopter ou adapter !
- Réalité vs. Théorie : Vous confrontez votre solution à des utilisateurs réels et vous vérifiez si elle répond réellement à leurs besoins.
- Identification des axes d’amélioration : Des ajustements seront nécessaires, l’expérimentation vous permet de les détecter avant un déploiement massif.
- Validation de la valeur ajoutée : Une solution pertinente crée de l’adhésion. Si vos testeurs sont convaincus, vous aurez une vraie carte en main pour convaincre investisseurs et clients.
- Rassurer vos partenaires : Une expérience réussie sur le terrain, c’est une preuve concrète de faisabilité et d’efficacité.
- Récolter des données précieuses : Chiffres à l’appui, vous pourrez optimiser votre solution et préparer un lancement plus percutant.
Une structure d’accueil, un tremplin idéal
Expérimenter dans une entreprise, un hôpital, une collectivité ou toute autre structure vous permet de bénéficier :
- D’un terrain d’application réel, avec des contraintes et des opportunités que vous n’auriez pas imaginées.
- D’un retour d’expérience direct des utilisateurs et des décideurs.
- D’un réseau et d’une visibilité accélérés si l’expérimentation est concluante.
Prêts à franchir le pas ?
Nous sommes à votre écoute afin de vous accompagner dans la recherche d’une structure partenaire, la préparation du protocole d’expérimentation clair et le déploiement étape après étape. N’hésitez pas à nous contacter ! g
L’expérimentation s’organise sur le long terme et doit être dûment planifiée pour pouvoir porter ses fruits. Découvrez les principales étapes de l’expérimentation qui vous permettront de mener votre projet sereinement.
Première étape : La phase préparatoire
Le projet d’expérimentation est discuté bien en amont de sa mise en œuvre.
- Identifier les besoins du porteur de projet et du terrain d’expérimentation visé : Vous définissez vos objectifs en amont et réalisez un travail d’identification des utilisateurs finaux pour chacune des parties. Vos recherches de terrains d’expérimentation ou de solutions innovantes seront facilitées.
- Cadrer le projet : Une fois votre terrain d’expérimentation trouvé, vous identifiez les bons interlocuteurs au sein de la structure. Vous vous accordez sur vos objectifs et attentes de la mise en place de la solution sur le terrain.
- Monter le projet d’expérimentation : vous formalisez les objectifs communs dans un contrat afin de sécuriser le projet. Pensez également à anticiper l’évaluation de l’expérimentation en définissant en amont des critères de réussite reposant sur des indicateurs quantitatifs et qualitatifs.
Deuxième étape : Déploiement et suivi de l’expérimentation
Les parties prenantes mettent en place les actions convenues dans la phase de cadrage. Pour pouvoir suivre les évolutions du projet, des points d’étapes sont à prévoir pour évaluer le projet en fonction des indicateurs qualitatifs et quantitatifs fixés. Cette démarche est importante pour réajuster le projet et pour juger sa progression.
Troisième étape : Après l’expérimentation
Les parties prenantes dressent le bilan de l’expérimentation et en tirent des conclusions. L’évaluation permettra de se projeter vers l’avenir : ajustement de la solution, déploiement à grande échelle, levées de fonds…
De la phase pré-expérimentation à la phase finale, il est important de soigner sa communication. Elle permettra d’engager vos parties prenantes durant toute la durée de l’expérimentation et d’augmenter la crédibilité et la transparence de vos démarches.
L’implication constante des utilisateurs finaux est tout aussi essentiel, puisqu’ils sont avant tout les destinataires de votre solution ! Répondre à leurs besoins, c’est donc garantir le potentiel de votre solution sur le marché.